Les Esprits et les Choses

Sont ici présentés treize textes qu’Yves Stourdzé a écrits dans diverses circonstances : études, professionnelles (préparation d’interventions, notes d’intention, notes de service) ou écriture plus personnelle.

Il faut les lire en contrepoint d’autres textes, dits plus maîtrisés – que nous avons par ailleurs publiés. À nos yeux, ils sont l’expression radicale et la démonstration de la nécessaire non-séparation (essentielle) de la pensée et de l’action. En tant que tels ils sont une belle leçon de cohérence entre le vouloir et le pouvoir.

Ils témoignent, aussi, du possible d’être libre dans un espace-temps de contraintes et sont la preuve qu’une indépendance de l’écriture d’exigence imaginaire dans une structure institutionnelle, au service simplement du plus grand nombre, est possible.

Editeur:
Collection:
Date de parution: 
30/10/2016
ISBN 978-2-84534-266-8 * PVP 8.50 euros *72 p.
Les Esprits et les Choses
Prix: 
8,50 €

Frais d'envoi inclus en France Métropolitaine, Union Européenne et Suisse.

Prenez datte Goûtez la medjool

"Cet ouvrage n’est pas un simple livre de recettes, il n’aurait peut-être  pas même existé s’il ne s’y était ajouté une petite histoire de cuisine personnelle, comme une rencontre, et l’émotion que l’on ressent lors d’une fabuleuse découverte :

Sultane, reine ou diva, belle, riche de saveur et de couleur, sensuelle et opulente: La datte Medjool !

Une seule bouchée, et s'ouvrent grand devant moi les portes du Levant. 

J’ai pris un plaisir fou à composer, non pas un savant traité en matière de cuisine, mais à retracer le résultat d’une sublime odyssée; tout au long de ce périple imaginaire et culinaire, la medjool sera mon guide,  le sésame qui, comme par magie, réveillera images et souvenirs – parfois même lointains, jettera des ponts entre les continents et tendra des passerelles à remonter le temps."

Collection:
Date de parution: 
17/10/2016
ISBN 978-2-35729-102-7 * PVP 8.50 euros * 48 p.
Prix: 
8,50 €

Frais d'envoi inclus en France Métropolitaine, Union Européenne et Suisse.

DANS L'HOMME TOUT EST BON

homo homini porcus

Un ouvrage percutant dans lequel Yannick Blanc, qui n'a ni peur des mots ni des idées qu'il représente, nous fait une éclatante démonstration dénonçant le monde d'aujourd'hui, un monde consumériste sans âme ni conscience qui nous vante et nous offre des objets de la belle industrie des sciences et des technologies censées nous rendre toujours plus beaux, plus performants, et ainsi douillettement grugés et asservis, nous mener par le bout du nez à l'apogée d’un bonheur absolu.

Sur le dessus tout est joli propre et lisse, accessible à tous les possibles pour toujours plus de promesses et d’avantages. Mais soulevons un pan du voile et découvrons une réalité bien éloignée du propos . Qu’en est-il réellement de ce bourrage de crâne et de ces leurres d’obligation ? Et quel en est le prix à payer ? 

« Nous avons mangé la forêt, et alors ? Il faut bien vivre. Nourrir les chasseurs, les paysans, les machines à vapeur, les cyborgs. Il faut bien mettre les gens quelque part. [...] »

« En réalité, il faut s’en tenir à Lavoisier : rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. Il n’y a pas de déchet ultime et nos matières dernières sont aussi nos matières premières, suivant un cycle immortel. Nous transformerons la fumée en pétrole et les déchets radioactifs en uranium. [...] Nos ordures valent de l’or ! »

« Nos chimistes changent la merde en or ! Ils produisent de l’électricité avec notre lisier, ils en font de l’eau potable et des engrais, ils extraient l’azote et le phosphore de notre urine et de nos fèces, comme Victor Hugo l’avait annoncé dans Les Misérables ! »

Editeur:
Collection:
Date de parution: 
31/08/2016
ISBN : 958-2-84534-264-4 * PVP 14.50 euros * 96 p.
Prix: 
14,50 €

Frais d'envoi inclus en France Métropolitaine, Union Européenne et Suisse.

YVES STOURDZÉ PAR

La vie d’Yves Stourdzé-1947-1986-a traversé comme un météore son époque. 

Homme de réflexion, de recherche et d’action, il vécut intensément les événements de son temps. Tenant de la pensée libertariste, porteuse de la critique d’une société sclérosée (qui n’avait pas su éviter la Shoa), et d’une formidable envie de liberté d’un monde neuf, avec force il voulut participer à le construire. Il réalisa ce projet par une structure atypique et innovante réconciliant la rigueur intellectuelle avec l’imagination, l’analyse sans complaisance avec la volonté concrète d'action : le centre d'études des systèmes et des technologies avancées (Cesta). Bâtir de nouveaux rapports : que ce soit ceux de la ville, des régions, des réseaux, des développements technologiques. Sortir de l’incantation des équipements lourds sous la férule des grands corps de l’État et du monologue d’État notamment en matière de télécommunication. S’ouvrir sur un monde en marche. Penser la nouvelle globalisation qui s’annonce et qui frappe durement aux frontières d’une Europe fragile et à peine émergente. Imaginer l’association créatrice de la rigueur allemande, de l’esprit de finesse français, du design italien… et, enfin, pour fonder ce mouvement, se plonger dans la généalogie des images, des mythes et des utopies qui dévoilent, aux esprits les plus attentifs, les stratégies possibles d’une renaissance. Voici le legs. 

Dans cet ouvrage collectif (vingt-six auteurs), questionnement, restitution, mise en perspective, lectures et éclairages… l’objectif est de donner envie de lire ou de relire, de revisiter la pensée d’Yves Stourdzé - dans sa complexité, ses fulgurances et son « principe d’espérance » -, dans tout ce qu’elle à à nous dire.

Editeur:
Collection:
Date de parution: 
31/08/2016
Avec l’aide de: 
Cet ouvrage a été publié avec l’aide de l’université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis.
ISBN : 978-2-84534-263-7 * PVP 22.50 euros * 272 p.
Prix: 
22,50 €

Frais d'envoi inclus en France Métropolitaine, Union Européenne et Suisse.

L'ivresse de la ville

Cet ouvrage réunit tous les écrits de l’auteur : articles, conférences, séminaires, y compris ceux qu’il a écrits (à la main) et inclus dans les dessins de ses projets.

Illustré de nombreux dessins dont beaucoup d’inédits, photos des Expositions et de reproductions de free press, il est, aussi, la somme d’une culture qui s’efface très vite, il en sera l’heureuse mémoire précise.

Un long chemin dans l’Utopie avec Paris comme ville expérimentale, lieu où tous ses projets théoriques sont situés. Hommage au siècle éclairé que fut le dix-huitième, ensuite au Paris du dix-neuvième industriel, capitaliste et à ce Paris prolétarien et révolutionnaire et Ville lumière le concluant par une fameuse Exposition universelle.

Jean-Paul Jungmann lie et tient le Paris des fêtes de la Révolution, celui de l’haussmannisme, et l’actuel, comme une utopie qui perdure.

Editeur:
Collection:
Date de parution: 
25/04/2016
Avec l’aide de: 
Avec l'aide du CNL
ISBN : 978-2-8453-42538 * PVP 27.50 euros * 232 p. 15 x 20 cm
Prix: 
27,50 €

Frais d'envoi inclus en France Métropolitaine, Union Européenne et Suisse.

Utopiques IV. L'histoire de l'utopie et le destin de sa critique

Miguel Abensour désireux de penser l’utopie à nouveaux frais isole un obstacle majeur à une nouvelle pensée de l’utopie, à savoir la critique marxiste de l’utopie au nom de la science. Il perçoit dans cette formation critique un énoncé dominant qui a pour fonction d’exclure tout énoncé en rupture. Par un retour aux situations énonciatrices, il élabore un autre modèle d’interprétation, un autre paradigme que celui issu de la critique marxiste classique de l’utopie. Pour lui, la véritable matrice critique marxienne n’est pas le couple antinomique de l’utopie et de la science mais plutôt l’opposition découverte en 1843 entre la révolution partielle et la révolution totale. Karl Marx pratique une inversion de la critique bourgeoise de l’utopie, l’auteur des Manuscrits de 1844 invite de façon décisive à distinguer entre les utopies qui ne sont que “l’ombre portée de la société présente” (Proudhon) et les utopies à beaucoup d’égards révolutionnaires qui sont “des expressions imaginatives d’un monde nouveau” (Fourier, Owen). Il s’agit de dévoiler la trajectoire du geste marxien de sauvetage de l’utopie, à savoir la transformation de la question statique de la propriété privée en celle, historique, du rapport du travail aliéné à la marche du développement de l’humanité. Marx n’est donc pas le fossoyeur de l’utopie et ce d’autant moins qu’il a su effectuer une transcroissance de l’utopie au communisme critique. M. Abensour discerne, ici, trois formes de l’utopie : le socialisme utopique, le néo-utopies et ce qu’il appelle le nouvel esprit utopique qui persiste après 1848 jusqu’à nos jours. La critique de l’utopie est la voie privilégiée qui mène à son sauvetage. Comme l’écrit Adorno : “On ne jette pas le bébé avec l’eau du bain”.

Editeur:
Collection:
Date de parution: 
18/04/2016
ISBN 978-2-84534-262-0 * PVP 14.50 euros * 144 p. 12 x 20 cm
Prix: 
14,50 €

Frais d'envoi inclus en France Métropolitaine, Union Européenne et Suisse.

POUR UNE POIGNÉE D'ÉLECTRONS

Pouvoir et communication

 "Dans les textes de Pour une poignée délectrons, abondamment nourris de son travail généalogique, Yves Stourdzé soutient que les termes qui constituent la communication « sont lenregistrement de la langue, du temps, du corps ». Il montre que le pouvoir en France sest toujours méfié de la communication directe entre les gens et quil a donc toujours privilégié les techniques de communication quil pouvait contrôler ou qui mettent en scène sa prédominance : le télégraphe Chappe et ses stations fortifiées, le réseau ferré en étoile, la presse plutôt que le téléphone, etc. De la même façon le pouvoir privilégie le lourd, le fortifié, la ligne Maginot plutôt que les chars. En France « se distinguent ses Grands Corps et ses Petits Vices, ses notables et ses employés, ses fantasmes et ses espoirs. Pêle-mêle au gré dune histoire de toile daraignée technique : le marchand, le politique, lingénieur et le fonctionnaire. Et dans un tout petit coin obscur, le client ». Cest pourquoi il est nécessaire de « déréguler en profondeur la société française pour promouvoir linnovation » et les « dérégulateurs » doivent « avoir sans cesse présents à lesprit les visages des inventeurs qui, dans le domaine des communications, nont eu dautres choix depuis deux siècles que de baisser les bras Car un climat propice à linnovation ne se crée pas dun coup de baguette magique. Il faut créer les institutions et les stimulants qui offrent à linventivité les moyens de son expansion, voire les possibilités dun recours."

 

Philosophe et sociologue français, Yves Stourdzé est né à Paris en 1947. Décédé à l'âge de 39 ans en décembre 1986. Il a produit, en un temps (trop) bref, l'une des analyses les plus pertinentes des fondements du pouvoir et du système des grandes organisations ; il a étudié les conditions techniques et institutionnelles de l'innovation dans la société française et les freins auxquels elle se heurte. Universitaire et chercheur distingué, alliant étroitement réflexion et action, il a dirigé pendant les dernières années de sa vie le Centre détude des systèmes et technologies avancées (CESTA), vivier et creuset d'idées qui inspira nombre de grands programmes de sociétéet dont la modernité court toujours aujourd'hui.

 

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Editeur:
Collection:
Date de parution: 
18/04/2016
ISBN : 978-2-84534-256-9 * PVP 32.50 euros * 448 p. 15 x 20 cm
Prix: 
32,50 €

Frais d'envoi inclus en France Métropolitaine, Union Européenne et Suisse.

Utopiques III. L'utopie de Thomas More à Walter Benjamin

– TROISIÈME RÉÉDITION —

« Thomas More, Walter Benjamin ? La réunion de ces deux noms dans une constellation insolite a de quoi surprendre. Rares sont les éléments qui semblent les rapprocher, sinon peut-être l’essentiel, à savoir l’utopie. Il ne s’agit pas pour autant de découvrir une filiation inconnue, ni de prétendre écrire une histoire de l’utopie dont Thomas More figurerait le commencement et Walter Benjamin l’achèvement. S’il est vrai que Thomas More est bien l’inventeur avec L’Utopie d’un nouveau dispositif rhétorique et qu’il tente ainsi une intervention inédite dans le champ politique, Walter Benjamin ne représente nullement l’achèvement de la tradition utopique qui, sous des formes diverses, a continué et continue de se manifester après lui. Le projet consiste plutôt à saisir l’utopie à deux moments forts de son destin : à son éveil d’une part, puis, face au péril extrême, à ce que Walter Benjamin appelle “la catastrophe”, de l’autre. » 

Editeur:
Collection:
Date de parution: 
18/04/2016
ISBN 978-2-84534-187-6 * PVP 12.50 euros * 128 p. * 15 x 20 cm
Prix: 
12,50 €

Frais d'envoi inclus en France Métropolitaine, Union Européenne et Suisse.